Une agriculture urbaine aux Vergers

L’agriculture urbaine aux Vergers favorise la biodiversité et la diversité sociale. Voici, dans les grandes lignes, davantage de détails sur ce projet fédérateur et cohérent, qui véhicule des valeurs chères à la Commune.
 

Potagers urbains et jardins d’agrément s’alternent dans un paysage de prairies rustiques et fleuries… Le projet d’écoquartier des Vergers s’inscrit dans une démarche novatrice et cohérente allant bien au-delà d’une « labélisation » du développement durable, souvent à l’œuvre dans les pratiques actuelles de l’urbanisme. Ici, on s’efforce de formuler un projet écologique au sens le plus large possible, un projet de « développement souhaitable » qui propose des réponses aux enjeux de société du 21ème siècle.

Parmi ces enjeux émerge celui de l’agriculture et plus largement de l’alimentation, vecteur à lui seul de questions touchant à la santé publique, au lien social, à l’éducation, au commerce et à la gestion du territoire. Il est ici question de notre environnement.
 

Cultiver l’espace public, cultiver dans l’espace public
 

Dans ce nouveau quartier, issu d’un important déclassement de terrains agricoles, le projet d’agriculture urbaine ouvre la porte à une forme de réconciliation entre le culturel et le cultural, entre l’urbain et le rural. C’est un projet fédérateur pour Les Vergers et un vecteur essentiel de qualité et d’identité pour Meyrin (dont près de 30% de la superficie est encore agricole à ce jour).

L’implication citoyenne indique que les attentes sont très importantes et les idées foisonnent pour explorer les nouvelles façons de cultiver notre espace public. Cet intérêt marqué donne l’occasion d’élargir le thème de l’agriculture urbaine : au niveau thématique, en prenant en compte la totalité de la filière alimentaire en milieu urbain, et pas seulement la question de la production. Au niveau géographique, en incluant dans la réflexion les producteurs du quartier, situés à l’extérieur de la zone habitée pour des raisons évidentes d’espace à disposition.

Aux Vergers, le projet d’agriculture urbaine permet de recouper de nombreux aspects déterminants pour la vie dans les espaces publics du quartier. Avant tout, on considère ces espaces comme un enchevêtrement de parcs, de jardins et de promenades, comprenant des rues, des places et l’esplanade dans un ensemble cohérent, offrant un terreau pour la diversité sociale et une biodiversité exemplaires.

En premier lieu, l’agriculture pratiquée aux Vergers se veut adaptée et compatible avec la vie d’un quartier habité. Ainsi, la production agricole (alimentaire), le jardinage urbain (les potagers collectifs), les vergers (à fruits) et l’ensemble des espaces dits « verts » du quartier doivent faire l’objet d’un entretien et de synergies communes.
 

Les grands principes


Aux Vergers, l’agriculture urbaine suit certains grands principes que voici :

  • La production issue du quartier, s’inscrit dans la logique des circuits courts. Elle a la vocation de fournir le Supermarché participatif paysan. Bien qu’elle ne constitue qu’une partie modeste de son approvisionnement, elle s’insère dans l’économie du quartier en contribuant à l’animer et à le faire vivre

  • Le mode de production respecte le cahier des charges de l’agriculture biologique (avec ou sans labellisation). Les prairies et espaces verts sont entretenus selon un mode extensif, à l’exception des espaces nécessitant d’autres types d’entretien pour des raisons d’utilisation. Dans l’objectif de garantir une bonne cohabitation avec les habitants, aucune pulvérisation mécanique n’est appliquée, la pulvérisation manuelle restant possible.

  • L’agriculture aux Vergers est peu mécanisée, mais permet tout de même l’utilisation de machines adaptées à la production agricole.

  • L’ensemble des espaces verts du quartier, productifs ou non, met en avant un patrimoine constitué de variétés anciennes, comestibles et ornementales. Les variétés tolérantes ou résistantes aux maladies sont favorisées.

  • L’aspect esthétique, bien que subjectif, est mis en avant, au même titre que les contraintes plus fonctionnelles. Le travail se fait de façon manuelle et soignée, pour des parcelles que l’on associe volontiers à des jardins productifs plutôt qu’à des champs. Une couverture permanente des sols, favorisant la biodiversité et l’enrichissement naturel des sols, est favorisée.

  • L’éco-quartier suppose une utilisation rationnelle et économe des ressources. En particulier, l’arrosage des surfaces productives et des espaces verts fait l’objet d’une réflexion visant à réduire au maximum l’impact environnemental.

  • Le compostage est de rigueur, tout comme la couverture des sols par les déchets verts issus de l’entretien des parcs et jardins du quartier (bois raméal fragmenté issu des tailles ou produits des tontes). L’enrichissement des terres par les engrais verts évitera à terme tout intrant, y compris ceux compatibles avec l’agriculture biologique.

 

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